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12.01.2008

L'UMP a frappé fort !!

57515ba5126e809cd9ac37760eb96407.jpgL'UMP a frappé fort ce matin !

A l'occasion du lancement de la campagne municipale, l'UMP avait invité le Gouvernement, le Premier ministre, le Président de la république et un invité d'honneur : Tony Blair.

C'est ainsi qu'en première partie de matinée, les conseillers nationaux présents ont approuvé à 86 % la liste des candidats investis ou soutenus par leur camp dans 281 villes – celles de plus de 30 000 habitants et les chefs-lieux de département.
Y figurent vingt membres du Nouveau Centre, cinq candidats de la Gauche moderne du secrétaire d'Etat à la francophonie, Jean-Marie Bockel, et quelques membres du Mouvement démocrate. Lors d'un second vote, le conseil national a adopté à 92 % une charte nationale en dix points, où les candidats s'engagent notamment à "gérer la commune de manière irréprochable" et à ne pas augmenter les impôts locaux : il s 'agit d'une campagne lancée sous le signe de l'ouverture.
Ainsi, Jean-Claude Gaudin, président de la commission d’investitures de UMP, et vice –président du Conseil national :
« les Français savent qu'il y aura toujours une gauche et une droite, une majorité et une opposition mais on est sensible à l'addition des talents (...) Il n'y a pas de risque à les associer avec nous ».
Un peu plus tard, François Fillon a également appelé de ses vœux l’ouverture : « L'ouverture que nous incarnons est plébiscitée par nos concitoyens et elle est en train de donner un souffle d'air frais à la politique française. Eh bien l'ouverture, c'est vous ! Et la fermeture, c'est l'opposition ».

Mais, il faut noter la volonté du Premier ministre et du Président de "politiser" les élections. Celles-ci deviennent un enjeu national ! Il s'agit d'une évaluation du Gouvernement à l'échelle nationale.
En effet, ce qui se fait pour la France n'est pas dissociable de ce qui peut se faire dans les communes ; ce n'est pas parce que les enjeux sont locaux qu'il n'existe pas une réalité nationale. Chaque ville est bien sur un cas à part, mais chacun des candidats peut utilement s'appuyer sur les politiques que mène le Gouvernement et qui feront la prospérité, la qualité et la sécurité des villes. C'est ainsi que les candidats s'engagent à "gérer la commune de manière irréprochable" et à ne pas augmenter les impôts locaux, alors que les socialistes pillent le portefeuilles des Français !

0a869370cfa181e48a98baf8d1795059.jpgMais c'est surtout l'intervention, dans un français parfait et teintée du fameux humour anglais, de Tony Blair, qui aura tout de même réussi à déclencher les rires d'une assemblée de plus de 2500 cadres UMP, qui a suscité l'engouement de la foule !
Il a préalablement tenu à clarifier sa présence au Conseil national en se plaçant d'emblée sur l'échiquier politique : « Moi, je suis un politicien de centre gauche. Aux Etats-Unis, je serais démocrate, au Royaume Uni, je suis travailliste, en France je serais ... probablement au gouvernement », s'est-il amusé, avant de rectifier : « Je serais au Parti socialiste, aux côtés de ceux qui ont à cœur de le transformer ».
Il a placé son discours sous le thème du changement, douce allusion à notre actuelle situation, tant national (il a donné quelques exemples britanniques) qu'européen !
Il a également affirmé qu’il était du rôle et du devoir des responsables politiques d’agir pour rendre les conséquences positives de la mondialisation et maximiser les opportunités qu’elle offre au profit de l’ensemble des citoyens.
Allusion à la position actuelle du chef de l'Etat qui a opiné du chef, au moment où Tony Blair lançait avec véhémence ces propos, puisque c'est la trame de sa politique de réforme de l'Etat !

Lui a succédé sous un tonerre d'applaudissements et d'acclamations le chef de l'Etat, qui lui a lancé "Des socialistes comme ça, ils ont toute leur place au gouvernement" !
Il a ensuite parlé des réformes de fond dont la France et l’Europe avaient besoin. « La droite devait faire ses preuves en matière d’écologie, et elle est en phase de les faire, de même sur la culture », affirme t-il, faisant référence notamment à ce qu’il a dit cette semaine en conférence de presse, à propos de la suppression de la publicité sur France Télévision dès 2009.

Enfin, Nicolas Sarkozy a mis sur le tapis le sujet du choix du futur président de l'Union Européenne, estimant qu'il fallait que ce choix se fasse « par le haut » et pas avec le « plus petit dénominateur commun ».

Une nouvelle invitation destinée à Tony Blair ?

C.H

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